Comité de sécurité alimentaire: le Gret se positionne contre la volatilité des prix agricoles

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Le Gret participe, en tant que chef de file de la commission Agriculture et alimentation de Coordination SUD, à la 37e session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de la FAO, qui se tient à Rome du 17 au 22 octobre. Il y porte les positions des ONG françaises, particulièrement sur le thème de la volatilité des prix agricoles.

Le CSA est un organisme intergouvernemental créé en 1974 sur recommandation de la Conférence mondiale de l’alimentation. Intégré au système des Nations unies, il a pour objet l’examen et le suivi des politiques relatives à la sécurité alimentaire mondiale. Il a été profondément réformé en 2009, dans l’objectif d’en faire le forum de coordination des politiques agricoles et alimentaires mondial, regroupant l’ensemble des acteurs internationaux impliqués sur ces questions. A l’ordre du jour de la réunion : la volatilité des prix, les régimes fonciers et des investissements internationaux en agriculture, le genre dans les enjeux de sécurité alimentaire, la mise en place d’un cadre stratégique global pour la sécurité alimentaire et la nutrition, et les directives volontaires de la FAO sur la gouvernance responsable de la tenure de la terre, des pêches et des forêts dans un contexte de sécurité alimentaire.

Le Gret a contribué au forum du mécanisme de la société civile les 15 et 16 octobre, pour préparer les positions communes portées par la société civile lors du CSA. Cette enceinte aux organisations de la société civile de faire entendre leur voix et, dans une certaine mesure, influencer l’orientation des débats. Le CSA constitue une instance qui gagnera en légitimité d’autant plus que les différents acteurs non étatiques occuperont l’espace qui leur y est offert. Le « mécanisme de la société civile » est composé de 11 groupes représentant les différentes parties prenantes (organisations d’agriculteurs et agricultrices, de pêcheurs et de pêcheuses, communautés indigènes, ONG, etc.). Sur la volatilité des prix, le mécanisme société civile s’est prononcé pour une modification du fonctionnement actuel de nos systèmes alimentaires qui ne permet pas de répondre au défi de la faim, compte tenu des intérêts commerciaux. Le CSA doit se prononcer en faveur d’un renforcement des politiques nationales (agricoles et sur les prix) et lancer un code de conduite sur les réserves alimentaires qui peuvent permettre un lissage des prix.

Voir la position du Gret sur la volatilité des prix agricoles

Voir les Echos de Rome publiés par Coordination SUD