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Publié le 31/01/2013

3 questions à Ek Sonn Chan, sous-secrétaire d’Etat à l’eau, au Cambodge

Selon le « Joint Monitoring Programme », 64 % des Cambodgiens ont accès à l’eau. Le Gret agit pour augmenter l’accès à une eau potable de qualité depuis 2001, en soutenant les petits opérateurs privés. Le point sur la situation avec Ek Sonn Chan, sous-secrétaire d’Etat à l’Eau, au ministère cambodgien de l’Industrie, des Mines et de l’Energie.

En lien. Quelle est la politique du gouvernement pour augmenter l’accès à l’eau potable au Cambodge ?

Ek Sonn Chan. Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) prévoient une augmentation de 80% de l’approvisionnement en eau potable. Récemment, le gouvernement a lancé un appel auprès des bailleurs internationaux, pour financer un plan d’action visant ces objectifs. Les populations des agglomérations ont besoin de l’eau potable avec un service d’approvisionnement modernisé, au robinet, qui ne peut se faire que par les opérateurs de l’eau. Le ministère opère actuellement des réformes pour faciliter les investissements des opérateurs publics et privés dans le secteur de l’eau, et émet des recommandations techniques, financières et commerciales aux opérateurs publics pour augmenter leur capacité d’approvisionnement en eau dans les provinces.

En lien. Les opérateurs privés de l’eau sont clés pour l’accès à l’eau potable, quels sont les enjeux ?

ESC. Les contraintes du secteur sont la régulation, les problèmes de gestion technique, commerciale et les finances. Je sais que l’AFD (Agence française de développement) doit mettre en place une ligne de crédit pour les opérateurs privés à petit niveau, mais il faut aussi aider les opérateurs à avoir la capacité de toucher ces financements et leur offrir de la consultance dans les domaines  technique, financier et administratif. Le gouvernement élabore une association des opérateurs de l’eau au Cambodge qui doit permettre de faciliter l’échange d’expériences, la coopération technique pour faire des économies d’échelle, la centralisation des équipements et matériaux, être un centre de formation et susciter la concurrence et ainsi augmenter les performances.

En lien. Quelle collaboration du ministère avec le Gret ?

ESC. Le Gret a fait beaucoup pour le secteur : une étude sur les branchements sociaux pour le gouvernement, la formation des personnels pilotes technique autant que commerciale, invention de modèles pour faire avancer le niveau local. Je viens d’apprendre que vous avez commencé le projet ISEA [nldr : création d’un centre de services pour les opérateurs de l’eau], c’est très intéressant si l’on peut permettre aux opérateurs privés d’aboutir aux financements de leur investissements, tout en les assistant techniquement et administrativement. Les équipes du Gret ont de d’expérience dans différents pays, c’est pourquoi nous sommes toujours preneurs de leurs recommandations et propositions de réformes pour avancer.

En savoir plus sur le projet Isea au Cambodge