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Publié le 21/07/2017

3 questions à… Olivier Bruyeron, nouvel administrateur de Coordination Sud

Olivier Bruyeron, directeur du Gret, a rejoint le 15 juin le conseil d’administration de Coordination Sud. Il répond à nos questions sur sa vision du rôle d’administrateur au sein de ce collectif chargé de la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale.

 Comment concevez-vous votre rôle en tant qu’administrateur au sein de Coordination Sud ?

Le Gret est membre du Groupe initiatives (GI)*, et c’est au titre de ce collectif que je participe désormais au conseil d’administration de Coordination Sud. Je m’y engage, comme d’autres directeurs du Gret avant moi, afin d’apporter notre contribution à cette structure particulièrement importante pour les organisations de la solidarité internationale. J’y porterai le regard des membres du Groupe initiatives, tout en me mettant au service du collectif dans son ensemble.

Quelle est votre vision de l’action collective pour les ONG de développement ?

Le travail des organisations non gouvernementales est souvent peu connu et insuffisamment valorisé, notamment au sein des pouvoirs publics. Sous-financées, soumises à de multiples procédures administratives, devant supporter nombre de risques opérationnels, les ONG font l’objet de freins multiples et sans fondements. Elles sont pourtant à l’origine de nombreuses innovations qui ont changé le monde et sont souvent très efficientes. Ce sont elles, par exemple, qui ont porté et expérimenté les idées de finance inclusive, de commerce équitable, d’agroécologie et de circuits courts, d’énergie renouvelable, de lutte contre le changement climatique, et bien d’autres encore. Autant de sujets qui interagissent avec le quotidien de beaucoup de gens aujourd’hui et qui prennent une place de plus en plus significative dans l’économie. Qui porte actuellement les questions relatives aux inégalités, aux taxes sur les produits financiers, aux villes inclusives ? Les ONG et les autres organisations de la société civile ! Elles ne sont pas les seules à mener ces combats ; mais elles sont bien souvent en première ligne.

Quels sont les enjeux majeurs identifiés pour la durée de votre mandat ?

Ils sont nombreux et de diverses natures. Mais s’il ne fallait en retenir qu’un, alors il s’agirait de davantage mettre en valeur nos résultats et de poursuivre les efforts engagés pour gagner en reconnaissance. Reconnaissance pour notre force d’innovation, pour notre efficacité, pour nos faibles coûts ; mais aussi pour notre capacité transformatrice, pour notre rôle politique et sociétal. Cela est, à mon sens, une condition indispensable pour bénéficier enfin d’un meilleur soutien et d’une prise en considération à la hauteur de ce que nous réalisons.

 

* Le Groupe initiatives est un collectif de dix associations professionnelles de solidarité internationale qui conduisent plus de 400 projets par an, grâce à 1 600 professionnels. Ses membres (APDRA, AVSF, Ciedel, Essor, Geres, Gevalor, GRDR, Gret, ID, Iram) mutualisent leurs expériences, leurs méthodes et les solutions qu’elles mettent en œuvre sur leurs territoires de coopération.