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Publié le 30/10/2017

Des licences pour améliorer l’accès à l’eau potable au Cambodge

Un atelier sur la mise en place de services d’eau potable dans les petites villes a été organisé le 29 septembre dernier à Phnom Penh, au Cambodge, par le Gret et le ministère de l’Industrie et de l’Artisanat cambodgien. Cet évènement a permis de partager les enseignements tirés du projet Washoba, sur le point d’être clôturé. Depuis son démarrage en 2013, d’importants progrès ont en effet été réalisés pour améliorer l’encadrement réglementaire des opérateurs d’eau privés au Cambodge. L’une de ces réglementations, le Prakas no 461 MIH/2014 publié le 29 mai 2015 par le ministère de l’Industrie et de l’Artisanat (MIH), permet notamment de définir les procédures d’octroi, de révision, de suspension et de révocation des permis d’opérer pour l’approvisionnement en eau par les opérateurs. Ce Prakas introduit également trois types de licence : la licence directe, la licence concurrentielle, et enfin, la licence de remplacement.

La licence concurrentielle apparaît comme une démarche intéressante pour développer l’accès dans des zones actuellement non couvertes par les réseaux. Elle fait d’ailleurs l’objet d’une attention croissante de la part des partenaires et du ministère. Le Gret a accompagné le MIH dans la mise en œuvre de cette approche au travers de projets pilotes, parmi lesquels le programme Washoba, financé par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce australien (DFAT). L’ONG a ainsi appuyé le MIH dans sept communes situées dans deux provinces du Cambodge (Kratié et Kampong Cham). Trois d’entre elles bénéficient aujourd’hui d’un réseau d’eau potable, tandis que les travaux sont en cours dans une quatrième commune.

Afin de réfléchir aux forces et faiblesses de cette démarche, le Gret et le MIH ont invité l’ensemble des responsables des départements provinciaux du ministère, ainsi que leurs partenaires, pour partager les enseignements de cette démarche et échanger sur les défis à venir. En effet, comme l’a rappelé Som Sethy, le directeur du département des Licences au sein du MIH, le Cambodge s’est engagé, dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD), à garantir l’accès de tous à une eau potable d’ici 2030 – avec, pour étape intermédiaire, l’accès pour 90 % de la population en 2025. Les échanges fructueux ont permis de souligner les opportunités de ce mécanisme pour sélectionner des opérateurs compétents, prêts à investir dans des réseaux tout en garantissant un tarif de l’eau abordable et un service de qualité.

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