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Les filières
étudiées dans les trois pays
Au Sénégal : céréales
locales et produits laitiers
Le Sénégal se caractérise par une forte consommation
de riz importé, notamment à Dakar où vit près
d’un quart de la population. Cependant, les filières des
céréales locales gardent une grande vitalité
et les produits correspondants sont très appréciés,
même des urbains. L’objectif du programme est d’étudier
la dynamique créée par les micro et petites entreprises
agroalimentaires, dans le cas d’un produit de base de l’alimentation.
La production et la transformation laitières correspond à
une nouvelle filière en émergence. Si les Sénégalais
sont consommateurs de lait caillé, celui-ci demeure encore,
à Dakar, largement fabriqué à partir de poudre
de lait. Des programmes d’appui et la dévaluation du franc
CFA ont entraîné une meilleure compétitivité
du lait local, et permis de nouvelles créations d’unités
de production laitière, de fabrication de lait caillé
et de fromage locaux, notamment dans les villes secondaires. Il
s’agit là d’étudier les dynamiques sur une filière
où l’innovation est récente.
Coordination : Enda-graf.
Au Cameroun : fruits et produits laitiers
La base de l’alimentation camerounaise est constituée de
céréales et tubercules locaux, essentiellement transformés
par l’artisanat qui s’adapte aux attentes des consommateurs urbains.
Les fruits constituent, quant à eux, une production importante
au Cameroun qui suscite le développement et de nombreuses
petites entreprises de transformation.
Nous en étudierons l’effet d’entraînement sur l’ensemble
de la filière. Comme au Sénégal, les produits
laitiers correspondent à une filière en constitution
rapide. Elle se développe surtout au nord du pays, tandis
que la demande se trouve plutôt dans les grandes villes du
sud. Les petites entreprises trouvent elles les moyens de mettre
en rapport cette offre rurale avec la demande urbaine du Sud ?
Coordination : Agro PME.
En Guinée Bissau : des entreprises
en reconstruction
La Guinée Bissau se reconstruit, tant physiquement que socialement,
après les années de trouble. Dans ce contexte, les
micro et petites entreprises qui existaient se reconstruisent également,
mais sur des bases nouvelles.
Certains dirigeants ont émigré temporairement, ce
qui leur offre de nouvelles opportunités sociales — notamment
à l’étranger — qu’ils peuvent mobiliser pour leurs
entreprises. D’autres ont perdu leur matériel et doivent
redémarrer leurs activités. D’autres encore ont du
modifier leur activité, comme ce pêcheur qui a utilisé
son bateau pour le transport de personnes. Ce contexte tout à
fait particulier impose d’adapter la méthodologie utilisée,
en accordant une plus large place à la socio-anthropologie.
Coordination : Inde et
AD.
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