GRET Micro et petites entreprises agroalimentaires
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Innovations pour l'approvisionnement alimentaire des villes africaines

Micro et petites entreprises et environnement réglementaire

La sécurisation du fonctionnement des MPE repose, en partie, sur un environnement réglementaire adapté. Aujourd’hui, ni dans les Chambres de commerce, ni dans les Chambres d’artisanat, les MPE ne trouvent un espace pour défendre et négocier, avec leurs organisations professionnelles en émergence, leurs positions par rapport à l’évolution des réglementations (coûts de déclaration, personnel, tarifications douanières, impôts, etc.).
Certaines réglementations (accords de l’OMC supposant l’étiquetage et la protection du consommateur par exemple) peuvent être des opportunités, ou bien des contraintes, en fonction des choix stratégiques faits par les Etats quant à leur déclinaison.
Si les lois protègent le consommateur contre l’utilisation frauduleuse de mentions valorisantes sur les étiquettes, correspondant en réalité aux avantages comparatifs des MPE (comme l’image de la vache pour le lait reconstitué à partir de poudre, le terme " naturel " très valorisé par le consommateur, ou les dénominations des produits locaux artisanaux dont les caractéristiques et la dénomination est connue et valorisée par le consommateur), elles peuvent constituer une opportunité.

Micro et petites entreprises agroalimentaires :
quel avenir ?

Leur rôle étant démontré dans la dynamique de connexion entre l’offre agricole locale et les marchés de consommation urbains, comment appuyer le développement d’un secteur de micro et petites entreprises ?

Le programme a permis de mettre en évidence des facteurs déterminants dans le développement de l’innovation "MPE agro-alimentaires".

La démonstration de l’innovation produit par des unités de production expérimentales

Sur toutes les filières étudiées, des unités de " démonstration de
l’innovation produit ", soutenues par des projets de développement, ont contribué à susciter des vocations entrepreneuriales, à tester et ouvrir les marchés de consommation, à ouvrir des voies de connexion avec l’amont agricole.

Les MPE créées ensuite récupèrent collectivement le marché ouvert par le projet disparu, et l’élargissent. Il est difficile de se prononcer sur leur durabilité en général, car certaines sont de création récente, notamment dans le secteur laitier, au Sénégal comme au Cameroun. Mais le nombre de celles qui ont plus de 10 ans d’existence augmente.

Les investissements au départ sont accessibles aux entrepreneurs locaux, parfois avec le soutien de crédits de projets, alors qu’une installation industrielle nécessite de mobiliser un capital très élevé. L’artisanat ne peut pas facilement accéder à ces marchés vastes et rémunérateurs en raison du savoir-faire à acquérir lorsqu’il ne fait pas partie des savoir faire traditionnels.

L’appui global au secteur est un facteur de succès

Un programme d’appui global au secteur des MPE, comprenant à la fois des mesures de stimulation de la consommation (promotion générique pour les innovations produit), et des mesures d’appui global aux entreprises (crédit, conseil commercial, appui en gestion), permet de lui donner l’impulsion nécessaire.

Au Sénégal, l’expérience des partenaires permet, sur un échantillon quasi exhaustif des MPE dans le secteur des céréales, d’évaluer le taux de mortalité des MPE dans ces conditions à 30% sur cinq ans (programme PPCL-UE de 1997 à 2001), taux faible, compte tenu du contexte. Les entreprises disparues sont les premières, créées par des projets, notamment en raison du faible intérêt des promoteurs choisis.

Les nouvelles entreprises établies sur des initiatives personnelles ont réinvesti les marchés et progressent en chiffre d’affaires, certaines depuis 15 ans. Mais elles ne sont pas non plus à l’abri de l’échec. Si elles se plaignent souvent de difficultés d’approvisionnement, on constate que la survie tient en réalité plutôt à leur capacité commerciale. Pour l’améliorer de manière significative, les entreprises ont besoin de liquidités pour acheter de grandes quantités de matières premières, et de compétences pour rationaliser leur système commercial.

La publicité, déterminante pour soutenir la croissance du marché urbain, doit être organisée collectivement pour certains médias. Ceci nécessite une organisation des MPE sur un même secteur.
L’appui par projet est indispensable au départ pour créer l’organisation nécessaire à la gestion des intérêts communs de développement du marché.

La recherche
Champs d'investigation
Filières étudiées
Produits attendus
Les résultats
Concept de MPE et innovations
Impact sur la production agricole
Connexion au marché
Logique des acteurs et réseaux sociaux
Sénégal : un secteur agroalimentaire dynamique
Cameroun : toutes les filières ne sont pas favorables
Guinée Bissau : les groupements de femmes
Les MPE : quel avenir ?
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