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Micro et petites entreprises agroalimentaires
:
quel avenir ?
Leur rôle étant démontré dans la dynamique
de connexion entre l’offre agricole locale et les marchés
de consommation urbains, comment appuyer le développement
d’un secteur de micro et petites entreprises ?
Le programme a permis de mettre en évidence des facteurs
déterminants dans le développement de l’innovation
"MPE agro-alimentaires".
La démonstration de l’innovation
produit par des unités de production expérimentales
Sur toutes les filières étudiées, des unités
de " démonstration de
l’innovation produit ", soutenues par des projets de développement,
ont contribué à susciter des vocations entrepreneuriales,
à tester et ouvrir les marchés de consommation, à
ouvrir des voies de connexion avec l’amont agricole.
Les MPE créées ensuite récupèrent collectivement
le marché ouvert par le projet disparu, et l’élargissent.
Il est difficile de se prononcer sur leur durabilité en général,
car certaines sont de création récente, notamment
dans le secteur laitier, au Sénégal comme au Cameroun.
Mais le nombre de celles qui ont plus de 10 ans d’existence augmente.
Les investissements au départ sont accessibles aux entrepreneurs
locaux, parfois avec le soutien de crédits de projets, alors
qu’une installation industrielle nécessite de mobiliser un
capital très élevé. L’artisanat ne peut pas
facilement accéder à ces marchés vastes et
rémunérateurs en raison du savoir-faire à acquérir
lorsqu’il ne fait pas partie des savoir faire traditionnels.
L’appui global au secteur est un facteur
de succès
Un programme d’appui global au secteur des MPE, comprenant à
la fois des mesures de stimulation de la consommation (promotion
générique pour les innovations produit), et des mesures
d’appui global aux entreprises (crédit, conseil commercial,
appui en gestion), permet de lui donner l’impulsion nécessaire.
Au Sénégal, l’expérience des partenaires permet,
sur un échantillon quasi exhaustif des MPE dans le secteur
des céréales, d’évaluer le taux de mortalité
des MPE dans ces conditions à 30% sur cinq ans (programme
PPCL-UE de 1997 à 2001), taux faible, compte tenu du contexte.
Les entreprises disparues sont les premières, créées
par des projets, notamment en raison du faible intérêt
des promoteurs choisis.
Les nouvelles entreprises établies sur des initiatives personnelles
ont réinvesti les marchés et progressent en chiffre
d’affaires, certaines depuis 15 ans. Mais elles ne sont pas non
plus à l’abri de l’échec. Si elles se plaignent souvent
de difficultés d’approvisionnement, on constate que la survie
tient en réalité plutôt à leur capacité
commerciale. Pour l’améliorer de manière significative,
les entreprises ont besoin de liquidités pour acheter de
grandes quantités de matières premières, et
de compétences pour rationaliser leur système commercial.
La publicité, déterminante pour soutenir la croissance
du marché urbain, doit être organisée collectivement
pour certains médias. Ceci nécessite une organisation
des MPE sur un même secteur.
L’appui par projet est indispensable au départ pour créer
l’organisation nécessaire à la gestion des intérêts
communs de développement du marché.
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