La création d'un réseau informel de bailleurs de fonds intervenant en appui aux médias africains a été décidée à l'issue d'une réunion entre bailleurs organisée en décembre 1995 à Paris.
Cette rencontre avait pour but de permettre aux différents bailleurs de se connaître et de procéder à un échange mutuel d'informations. Les participants ont souhaité que ces échanges d'information et de réflexion se poursuivent par la création d'un réseau informel.



Il s'agit d'abord de permettre une circulation de l'information et des échanges entre bailleurs sur les stratégies et programmes d'intervention en appui aux médias africains. Le secrétariat technique du réseau assure aussi l'animation d'un débat collectif et des échanges d'idées et de pratiques sur les modes d'intervention innovants. La mise en place de projets pilotes conjoints à quelques bailleurs ou de partenariats peut être, le cas échéant, facilitée.

Le réseau compte actuellement une trentaine de membres et il est avant tout un lieu de débats et d'échanges. Il n'a pas pour objectif de rassembler tous les bailleurs autour de stratégies uniques ou de grands projets communs. Au contraire, la diversité des approches constitue une richesse et une réalité incontournable. Le réseau permet de mieux gérer cette diversité en évitant les redondances et contradictions et en améliorant les connaissances de chacun sur les évolutions du secteur et des types d'intervention.



Le réseau était animé par une structure légère et souple, « secrétariat technique », basé à Paris au Gret, qui facilitait les travaux du réseau, répondait aux demandes ponctuelles formulées par les bailleurs et faisait circuler les informations et idées .Par ailleurs le secrétariat identifiait des bailleurs actifs en faveur des médias africains.
le Gret a assuré le secrétariat technique de 1996 à 2002. Faute de financements suffisants il n'a pu poursuivre ce rôle au delà de décembre 2002



Le secrétariat mène principalement des activités d'information à destination des bailleurs de fonds. Ces activités se déclinent en 6 points qui sont :

Bulletin d'information et de liaison bimensuel
Le bulletin, diffusé aux membres du réseau par E-Mail, puis partiellement mis en ligne sur le site, est réalisé à partir des informations recueillies auprès des membres ainsi que des professionnels africains et opérateurs du Nord et du Sud du secteur. Il a pour principal objectif d'informer les membres sur leurs activités respectives et sur les évolutions du secteur.

Site Internet
Le site est conçu comme une source d'information permanente pour les membres du réseau. Outre les bulletins partiellement mis en ligne, il comprend les états des médias, des études et synthèses réalisées par le secrétariat du réseau, un répertoire de la profession et des partenaires du réseau et toute une liste de liens vers les sites de multiples partenaires.

États des médias
Le secrétariat du réseau coordonne la réalisation de documents synthétiques sur la situation des médias dans plusieurs pays africains : les « états des médias » (EDM).
Il s'agit de documents d'une quinzaine de pages (hors annexes) qui font le point sur l'état des médias dans un pays donné, le contexte dans lequel ils évoluent, les actions des bailleurs de fonds dans le secteur, et donnent des pistes d'action et d'orientation pour les bailleurs de fonds qui souhaiteraient appuyer les médias dans ce pays. Ces documents sont diffusés dans un premier temps par courrier électronique aux membres du réseau, avant d'être mis en ligne sur le site, en versions anglaise et française.

Études
Des études sur le secteur sont coordonnées par le secrétariat du réseau. Elles visent à apporter une information précise, argumentée et illustrée d'exemples concrets sur des sujets d'intérêt commun aux membres du réseau. En 2000-2001, une étude a été réalisée sur le thème « Les maisons de la presse africaines ; quel appui des bailleurs de fonds ? ». En 2001, une nouvelle étude sur «L'économie des journaux africains» est en cours de réalisation.

Rencontres
Le secrétariat organise, selon une périodicité variable, des rencontres qui visent à permettre aux membres du réseau de se retrouver. L'objet des rencontres est d'échanger des informations générales sur les activités des uns et des autres, d'aborder des sujets spécifiques pour les traiter de façon approfondie, et de faciliter les rencontres entre les responsables des diverses institutions. La dernière rencontre du réseau, organisée à Amsterdam en décembre 1999, avait ainsi pour thème central la question de la structuration du secteur : maisons de la presse et instances d'autorégulation.
Les comptes rendus des réunions du réseau sont disponibles dans la rubrique : ressources en ligne

Groupes de travail
Des travaux en groupes restreints ont été engagés à partir de 1998 autour de thèmes prioritaires déterminés par les bailleurs.
 
Un premier groupe s'est réuni pour un projet de mise en place d'un réseau des instances africaines de régulation. Cette rencontre préparatoire a permis l'organisation de la Conférence des instances de régulation de la communication d'Afrique, CIRCAF (Libreville, 2 -5 juin 1998) qui a créé le réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC) après en avoir étudié les axes et modalités de coopération.

  L'action de quelques bailleurs en faveur d'un plan de relance du CIERRO (Burkina Faso) a été coordonnée par le secrétariat du réseau : étude sur le repositionnement du Centre ; réunion (Bruxelles, février 1999) : bilan des activités et réflexion sur les perspectives d'avenir du CIERRO.

  Un groupe de travail sur l'appui à la production audiovisuelle a été organisé à l'issue de la rencontre annuelle en marge du Marché du Film et de la TV du Cap (Afrique du Sud).

  Les questions relatives à la formation des professionnels des médias africains ont également fait l'objet d'un groupe de travail dont le premier résultat a été de faire adopter par les bailleurs de fonds un cahier des charges commun.