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PARSAN-G/Acorh

Programme d’Appui au Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle en Guinée / Amélioration des capacités des organisations des filières riz et huile de palme

Projet de terrain

Date de début Date de fin Budget Financement
01/01/2013 30/06/2015 873452 € Union européenne ( UE )

Partenaires

Partenaire(s) Sud : Maison Guinéenne de l'Entrepreneur (MGE)

Projet

Démarré en décembre 2009 en Haute Guinée et Guinée Forestière (ligne Facilité Alimentaire de l’Union européenne), la première phase du projet Acorh s’est terminée en octobre 2011. Une deuxième phase a été mise en œuvre sur financement de l’AFD (DPO) en Guinée forestière, avec une extension des activités en Basse Guinée (avril 2011 – juin 2015) et de l’UE, financement qui est venu compléter les activités en GF à partir de janvier 2013 et qui fait l’objet de cette fiche. Ce dernier avait pour objectif de renforcer les acquis des activités précédentes. Poursuivant l’accompagnement des différents acteurs des filières riz et huile de palme, l’action visait à agir de manière plus équilibrée sur les trois piliers de la sécurité alimentaire et intégrer des actions d’amélioration de la situation nutritionnelle des ménages.

Les objectifs généraux du présent projet Parsan-G/ACORH-GF sont de contribuer à la croissance agricole, à la réduction de la pauvreté et à la souveraineté alimentaire en Guinée, et donc à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les 4 zones d’intervention du projet que sont les préfectures de N’Zérékoré (zones de N’Zérékoré et de Gouécké), Lola et Beyla (zone de Sinko). L’objectif spécifique est d’accroitre la production et la commercialisation du riz « net » et de l’huile de palme et les connaissances et l’état nutritionnels des ménages des zones concernées.

Les actions visaient 4 principaux résultats conçus comme des volets opérationnels autour de (i) l’appui à la production, (ii) l’appui à la conservation, la transformation, la commercialisation et le stockage du riz et de l’huile de palme, (iii) le renforcement :des capacités techniques et organisationnelles des organisations professionnelles, la concertation entre les acteurs et la promotion des produits locaux de qualité, (iv) la sensibilisation sur les bonnes pratiques permettant d’améliorer leur situation nutritionnelle (ou de prévenir durablement la malnutrition)

La mise en œuvre du projet est assurée par le Gret en partenariat avec la MGE. De son côté, le GRET apporte une compétence avérée en matière d’appui à la production (conseil agricole, expérimentations, stockage), d’organisation de filières et une formation dans la pratique du partenaire à la gestion de projet et aux procédures bailleur. Le rôle principal de la MGE est la réalisation des activités d’appui aux acteurs de l’aval des filières (renforcement des organisations, expérimentation de malaxeur et presses à huile, diffusion de l’étuvage amélioré, formation en gestion,…). Le Gret et la MGE assurent la mise en œuvre des activités de structuration des filières. un accord de collaboration a été signé avec le Bureau de Stratégie et Développement (BSD) du ministère de l’Agriculture afin d’apporter un suivi conseil au projet et nourrir les réflexions visant l’appui à l’émergence d’interprofessions efficaces en Guinée. D’autres conventions de partenariat technique sont nouées en cours d’action, avec des services déconcentrés de l’Etat et et des organisations paysannes faitières (Feproriz, Fereppah) afin d’assurer certaines activités (formations, appui/conseil, appui institutionnel…).

170 groupements et unions (plus de 3000 ménages) ont reçu des appuis du projet en Guinée forestière : 55 organisations de producteurs de riz, 67 organisations de décortiqueurs et d’étuveuses, 22 groupements de planteurs et 26 d’extracteurs et commerçantes.

Malgré les difficultés spécifiques rencontrées (conflits interethniques, maladie à virus Ebola), le projet a pu mettre à disposition des moyens diversifiés afin de renforcer les capacités et augmenter le capital et/ou les revenus des acteurs de l’amont et de l’aval. Ils ont permis des résultats significatifs en termes de capacités de ces acteurs, d’augmentation des volumes et d’amélioration de la qualité des deux produits locaux visés. Les revenus, ont cependant connu une baisse en 2014-15 en raison des conséquences de l’épidémie Ebola (restriction de la circulation des biens et des personnes, impact sur la commercialisation des produits et donc sur les activités économiques des acteurs). L’appui conseil a joué un rôle important dans les résultats du projet, et un enjeu majeur est la pérennisation des cellules techniques au sein des OP de l’amont (Fereppah, Feprori-GF). Des accords interprofessionnels localisés ont pu être noués, démontrant l’intérêt des opérateurs à la base pour la structuration de leurs filières.
Un point fort est la reconnaissance des efforts du projet pour l’amélioration de la qualité du riz : la validation du travail sur les bonnes pratiques élaboré avec les OP de la filière riz et les Ministères (charte qualité signée par les ministres de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce, publiée en mars 2015 au Journal officiel) et la diffusion des outils pour les OP et les techniciens (guide des bonnes pratiques, règlement d’usage). Le projet a appuyé l’élaboration concertée d’un guide de bonnes pratiques de l’ huile de palme rouge validée par les acteurs privés et publics lors d’un atelier national le juin 2015

Des contrats spécifiques ont pu être obtenus (étuvage par le Centre de Sinko, approvisionnement en riz local au Pam) et ont été honorés sans difficultés, témoignant du professionnalisme accru des organisations.

 

 

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