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Article de périodique

Relever le défi de l’habitat spontané en Guyane : une expérimentation à Saint-Laurent-du-Maroni

Auteur(s) : Renaud Colombier, Bérangère Deluc, Virginie Rachmuhl et Clarisse Piantoni
Lieu d'édition Editeur Date d'édition
09/2017
électronique
Langu(e)s : Français
Note : Territoire en mouvement [En ligne], mis en ligne le 27 septembre 2017
Lire en ligne : https://tem.revues.org/4307
Résumé
La Guyane accuse un retard constant et important de construction de logements, notamment très sociaux, ce qui accélère le développement non maîtrisé de quartiers d’habitat dit « spontané ». Ceci représente un défi urbain, sanitaire, social et environnemental majeur pour la Guyane et plus particulièrement pour la ville frontière de Saint-Laurent-du-Maroni où la croissance démographique est exceptionnellement élevée, avec, pour la période 1999-2010, un taux moyen de 4,3 % par an. Les réticences des acteurs locaux à expérimenter de nouveaux modes d’intervention au nom du respect d’un modèle métropolitain, ou supposé tel, atteignent leurs limites. L’objectif de cet article est d’analyser ce phénomène, de contribuer à la reconnaissance des pratiques et des savoir-faire locaux en termes d’habitat spontané et de présenter les pistes de solutions proposées sur la base d’une expérimentation à Saint-Laurent-du-Maroni. Il s’appuie sur un travail de terrain de trois ans, de 2012 à 2014, conduit pour le compte de la DEAL (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) de Guyane et la commune de Saint-Laurent-du Maroni. La première partie présente l’habitat spontané comme résultat des adaptations multiples des habitants face aux variations constantes de leur environnement. Elle décrit le phénomène de l’habitat spontané et met en lumière l’importance des négociations, des compromis et des modes d’organisation « de fait » que l’on y trouve. La seconde partie aborde l’adaptation comme une réponse souhaitable pour relever le défi de l’habitat spontané. Elle défend l’idée que l’enjeu, pour l’avenir, est de décliner des politiques foncières, urbaines et de logement qui s’appuient sur le potentiel contenu dans cet habitat, sur les adaptations contextuelles indispensables et sur un accompagnement des processus de formalisation et d’inclusion urbaine, afin de garantir un développement durable.

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