Le monde change,
les façons de travailler en coopération aussi. Au Sud
comme au Nord, effervescence associative, libéralisation économique
et décentralisations administratives renouvellent le paysage
institutionnel. Les revendications légitimes des citoyens à
plus de prises sur leurs conditions de vie amènent à inventer
des articulations originales entre démocratie participative et
démocratie élective. Pour rompre les logiques d'exclusion,
pour assurer un accès équitable aux services et aux opportunités
économiques, de nouvelles articulations entre Etat, marché
et société civile sont à créer, et à
consolider institutionnellement et juridiquement.
La légitimité d'actions de solidarité internationale
est d'y contribuer, aux côtés des acteurs locaux engagés
dans de telles démarches. Mais le système d'aide favorise
trop souvent les modes, les impositions de problématiques, les
solutions toutes faites. Coopérer aujourd'hui implique de travailler
en phase avec les dynamiques sociales, politiques et institutionnelles
locales, avec une exigence accrue en termes de qualité et d'efficacité
de long terme.
L'ambition de cette série est de contribuer au renouvellement
conceptuel et méthodologique de l'intervention de développement
et de la coopération internationale.