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Le rôle accru
des opérateurs privés locaux (ONG, bureaux d'études,
organisations de producteurs, etc.) dans les processus de développement
conduit à prendre en compte leurs besoins de façon prioritaire.
- Amenés
à travailler sur des champs variés, ils doivent être
capables d'aller rechercher de l'information, que ce soit de façon
pragmatique, pour réaliser leurs actions et répondre aux
besoins des populations qu'ils appuient, ou, de façon plus globale,
pour ne pas se situer en marge des enjeux de développement et
des politiques qui s'élaborent, et pouvoir y contribuer. Pour
réaliser leurs actions, ils ont besoin d'une information fiable,
opérationnelle et adaptée à leurs contextes, sans
pouvoir aisément bénéficier du capital d'expérience
et de documentation accessible aux opérateurs du Nord.
- Inversement, les
opérateurs privés locaux doivent pouvoir faire reconnaître
leurs compétences et donc valoriser leurs actions et leurs savoir-faire.
Ils doivent également se placer en position de faire entendre
les enjeux tels qu'ils les analysent sur le terrain, et donc développer
leur capacité à produire de l'information, à communiquer
expériences et acquis.
Agir pour consolider
et appuyer la capacité de ces acteurs du développement à
concevoir et gérer leurs systèmes d'information, développer
leurs stratégies et dispositifs d'information est ainsi plus que
jamais un enjeu essentiel de l'information pour le développement.
L'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication,
parce qu'elle réduit la distance entre information et utilisateur,
renforce ce défi. L'utilisateur de l'information peut être
en même temps un producteur, ce qui facilite la production d'une
information opérationnelle. En contrepartie, ceci amène
l'utilisateur à s'intéresser aux processus de traitement
de l'information et à acquérir les compétences nécessaires
pour la gérer, c'est-à-dire la rassembler, l'analyser, la
traiter et la diffuser.
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