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Publié le 27/06/2013

Répondre aux défis du XXIème siècle avec l’agro-écologie ?

Crises multiformes, limites du modèle d’agriculture productiviste, emploi, pauvreté, sécurité alimentaire, transition écologique : l’agro-écologie serait-elle une solution aux défis de ce siècle ? C’est le parti que prend la Commission Agriculture et Alimentation (C2A) de Coordination Sud dans un rapport rédigé par le Gret avec AVSF sur « Répondre aux défis du 21e siècle avec l’agro-écologie : pourquoi et comment ? ».

L’agro-écologie vise à produire une alimentation diversifiée et de qualité tout en reproduisant la fertilité de l’écosystème, en limitant le recours aux ressources non renouvelables, en protégeant l’environnement et en contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique. Dans un contexte de crise écologique qui affecte en premier lieu l’agriculture familiale, l’agro-écologie serait donc une solution pour contribuer à la sécurité alimentaire des agriculteurs, grâce à des rendements des revenus agricoles améliorés et moins variables, mais aussi à la diminution des risques pour la santé des populations et l’environnement grâce à la réduction des intrants chimiques.

C’est cette approche qu’expérimente le Gret sur le terrain avec les agriculteurs de la région de Siem Reap au Cambodge, dans le cadre du projet Apici (https://www.gret.org/projet/appui-a-une-agriculture-intensive-peu-consommatrice-dintrants/)

Pour déployer ses effets à grande échelle, l’agro-écologie doit se développer. Dans le rapport, le Gret et la C2A identifient six conditions :

  • des politiques favorables à l’agriculture familiale, la plus à même de mettre en œuvre des pratiques agro-écologiques. Cela implique notamment la sécurisation de l’accès à la terre (foncier);
  •  l’encouragement des agriculteurs par les Etats à investir dans l’agro-écologie, y compris au moyen de subventions ou de crédits spécifiques ;
  • la génération et la diffusion de connaissances et savoir-faire spécifiques : expérimentations paysannes, échanges d’expériences, conseil agricole, recherche agronomique, etc.
  • la valorisation par les Etats et les collectivités locales des produits issus de l’agro-écologie, par exemple par le soutien à la création de filières ;
  • la promotion de la biodiversité cultivée et la protection contre les OGM dans les législations nationales.

 

 

En savoir plus sur le projet Apici au Cambodge