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Publié le 27/11/2014

Rôles et spécificités des fonds de financement de la formation professionnelle en Afrique et en Amérique latine

Chômage et sous-emploi des jeunes, besoin croissant de main-d’œuvre qualifiée des entreprises des secteurs en croissance : la formation professionnelle est une réponse voire une priorité stratégique dans de nombreux pays. La plupart des pays se sont dotés de fonds de financement de la formation qui constituent des leviers stratégiques pour opérationnaliser les réformes visant à améliorer les dispositifs de formation professionnelle, et plus largement à soutenir l’emploi des jeunes. L’Agence française de développement a confié à l’Adea, en partenariat avec le Gret et l’Iram, la production d’un outil de lecture sur les fonds de financement de la formation professionnelle, à partir d’une étude de cas en Afrique, élargie à une analyse documentaire des fonds de quelques pays d’Amérique latine.

Ces fonds sont généralement chargés de soutenir la formation continue des salariés dans les entreprises formelles, de promouvoir le développement des compétences dans les entreprises du secteur informel, de développer les actions ou dispositifs de formation par alternance et de prendre en compte les publics vulnérables (demandeurs d’emploi). L’enquête a porté sur le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro), qui regroupe 12 fonds en Afrique de l’Ouest et du Centre, et a été élargie au fonds de financement de la formation en Mauritanie. L’enquête a mis en évidence la variété des dispositifs existants, tant au regard des publics qu’ils ciblent, de la nature de leurs services, de leur statut juridique et degré d’autonomie, et de l’existence ou non de taxes de formation professionnelle ou d’apprentissage dans les pays.

L’analyse a mis en évidence trois types de fonds qui se distinguent par leurs objectifs, moyens et modalités de fonctionnement : 1) des fonds autonomes qui perçoivent la totalité de la taxe ; 2) des fonds à autonomie relative et à financement aléatoire ; 3) des fonds à reversement partiel ou total de la taxe, ayant des missions de service public. L’étude aboutit sur la formulation de 12 recommandations visant à optimiser ces fonds et à en faire de véritables instances partenariales, allant dans le sens de la pérennité du financement et du versement de l’entièreté de la taxe de formation au fonds ; du renforcement de la gestion autonome et partenariale de l’affectation des ressources ; ou encore d’une priorisation des ressources afin de faciliter la structuration de dispositifs de formation continue et d’apprentissage stables, généralisables, et ayant un impact significatif sur les politiques nationales d’enseignement technique et de formation professionnelle.

L’étude sera restituée auprès de l’Union européenne à Bruxelles le 27 novembre 2014 dans le cadre du séminaire « Financing TVET – main issues for an effective policy in development cooperation » et le 28 novembre 2014 à l’AFD dans le cadre de l’atelier « Regards croisés sur le financement de la formation professionnelle en Afrique ».

Lire l’étude
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