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Publié le 28/05/2020

Covid-19 : quels impacts sur les exploitations familiales et les filières agropastorales en Afrique de l’Ouest et du Centre ?

L’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (Apess), partenaire historique du Gret, a analysé les premiers effets des mesures prises par les Etats pour faire face à la crise du Covid-19.

A travers des données collectées entre mars et avril 2020 dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Tchad, Togo), l’Apess observe déjà des premières tendances impactant négativement les exploitations familiales et le fonctionnement des filières agropastorales. L’association redoute notamment que l’élevage pastoral soit touché par une crise sans précédent. Les risques identifiés portent principalement sur des famines dans les exploitations familiales, un accroissement des conflits ruraux, ainsi que l’arrêt durable de la transhumance transfrontalière.

La note produite par l’Apess présente également les initiatives déjà engagées et formule des recommandations pour mitiger ces impacts.

Lire la note d’analyse des premiers impacts de la pandémie du Covid-19 sur les exploitations familiales agropastorales membres de l’Apess

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Pour faire face ensemble à cette crise sans précédent, l’Apess, le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (Roppa) et le Réseau Billital Maroobé (RBM) ont également mis en place un comité de veille et d’action auprès des organisations de producteurs sur les impacts du Covid-19. Il s’agit en outre de favoriser la mobilisation et l’engagement des réseaux d’organisations de producteurs et d’organisations de la société civile pour contribuer à l’application des mesures d’urgences et assurer une gestion efficace de la pandémie de Covid-19 ; mais également de soutenir la mise en œuvre de mesures et d’instruments par les services nationaux, les réseaux évoqués plus haut et les partenaires au développement, en vue de maintenir ou de restaurer les capacités de production agro-sylvo-pastorale et halieutique des centaines de milliers d’exploitations familiales affectées par les crises. Enfin, des réflexions prospectives sont organisées pour susciter et soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de plans de redressement par les institutions publiques nationales et régionales.

En savoir plus sur le comité de veille et d’action