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Publié le 23/11/2021

Comment influer sur les politiques de sécurité alimentaire et nutritionnelle ?

A l’occasion d’un webinaire organisé en octobre dernier dans le cadre du programme Asanao, le Gret a réaffirmé son positionnement en faveur de systèmes alimentaires durables et favorables à la nutrition. Il mettra en œuvre des actions de plaidoyer concrètes en ce sens, afin de peser dans les espaces de concertation qui définissent les politiques de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’orientation des systèmes alimentaires, tant à l’échelle territoriale, nationale qu’internationale.

 

Une intégration aux espaces de dialogue nationaux et internationaux

Dans les différents pays où le Gret intervient, ses équipes participent aux espaces de concertation territoriaux et, selon les contextes, interviennent également au niveau national.

En France et au Niger, par exemple, il existe des espaces de gouvernance alimentaire nationaux car les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle sont à l’agenda des gouvernements. La participation du Gret au débat politique prend différentes formes. En France, le Gret  est membre  de la Commission Agriculture et Alimentation (C2A), un collectif d’organisations de la solidarité internationale porté par Coordination SUD. Le dialogue avec le Gouvernement français se fait au sein du Groupe interministériel sur la sécurité alimentaire (ou GISA), un espace de concertation dédié qui réunit des représentant∙e∙s des ministères, de la recherche et de la société civile. Au Niger, où le Gret intervient depuis 2006, la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle est un axe central de la stratégie de développement du gouvernement. Elle est portée directement par la Présidence de la République à travers l’initiative « Les Nigériens nourrissent les Nigériens » (l’I3N) qui a ouvert une véritable dynamique de concertation et de collaboration avec les acteurs non étatiques. Parmi eux, le Gret qui, en raison de son expertise et de sa position clé à l’interface entre populations, secteur privé local et autorités, est devenu un acteur incontournable du dialogue politique.

Au niveau international enfin, le Gret s’exprime à travers des collectifs. En particulier, il participe au  Mécanisme de la société civile (CSM), l’organe de représentation de la société civile internationale au sein du Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

Session de sensibilisation à la nutrition au Niger, ©Gret

 

De nécessaires concertations internationales

Le Gret défend le Comité pour la sécurité alimentaire mondiale des Nations unies (CSA) comme le seul espace légitime de concertation et de coordination mondiale sur les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment en raison de son inclusivité et de sa représentativité.

C’est pourquoi d’autres évènements, comme le Sommet sur les systèmes alimentaires posent question au niveau international. Mais il reconnaît cependant que de telles initiatives peuvent parfois créer des opportunités de négociations politiques pertinentes à l’échelle nationale. Ainsi au Niger, la préparation du pays au Sommet a permis d’organiser des concertations nationales incluant l’ensemble des acteurs et actrices du secteur (Etats, société civile, secteur privé local) et de générer la production concertée d’une feuille de route visant à construire un système alimentaire durable et sensible à la nutrition. Le Gret a d’ailleurs été désigné par le Haut-Commissariat de l’I3N pour coordonner les concertations indépendantes qui ont réuni les acteurs et actrices de la société civile locale et internationale, de la recherche et du secteur privé local. Des conférences, un webinaire, une semaine scientifique et un évènement d’exposition-vente de produits locaux transformés ont ainsi été organisés afin de rassembler et de mettre en relation un maximum de parties prenantes du secteur. Ces concertations, qui ont porté la voix de l’ensemble des acteurs et actrices nigérien·ne·s non étatiques et étatiques, ont notamment contribué à définir les sept voies d’action prioritaires du pays et à établir une position forte du Niger au niveau international en faveur de systèmes alimentaires durables, équitables, plus résilients et protecteurs de l’environnement.

 

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