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APSU

Agir pour promouvoir et soutenir l’entreprenariat

Projet de terrain

Date de début Date de fin Budget Financement
01/10/2018 30/09/2021 161 164 € AFD, Enabel

Projet

La gestion sociale de l’eau dans les périmètres maraîchers

Dans le cadre du Parerba, Enabel réalise ou réhabilite des aménagements hydro-agricoles sur une dizaine de sites des communes de Tassette et de Notto Diobass (région de Thiès) et deux sites dans les communes de Ngoye et Sadio (région de Diourbel). Ces aménagements consistent à clôturer les périmètres maraîchers mais aussi à réaliser des infrastructures d’irrigation pouvant permettre de pratiquer le maraîchage tout au long de l’année.

Le Gret a pour mission d’accompagner les bénéficiaires de ces différents périmètres de manière à ce qu’ils s’organisent pour assurer collectivement l’entretien et la maintenance de leurs infrastructures communes. Sur les sites pré-existants (Ndoyène, Keur Mangary, Keur Djiby Ngom, Batal et Guerlé), un diagnostic du fontionnement des organisations de producteurs  a d’abord été mené. Sur les nouveaux sites, il s’agit d’accompagner la constitution de groupements. Partout, le Gret décline une approche par les communs pour faciliter la co-construction de dispositifs de gouvernance et de gestion durables de leurs moyens de production partagés.

L’appui est mené en collaboration avec d’autres organisations chargées de soutenir les maraîchers en matière de production et de commercialisation.

 

Informer sur les ressources en eau et leurs usages dans le « bassin arachidier »

Le Gret a réalisé en 2019 un diagnostic de la ressource en eau dans les communes de Notto Diobass et Tassette (région de Thiès). Ce diagnostic, restitué auprès d’une trentaine d’acteurs (autorités sectorielles, services techniques déconcentrés, collectivités territoriales, usagers, etc.) puis plus largement diffusé, a pointé le besoin d’une Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) dans les communes de Notto Diobass et de Tassette. Les acteurs prennent progressivement conscience de l’état critique des ressources en eau (surexploitation, salinisation) et de l’importance de faire des choix en matière de développement, qui tiennent compte des capacités environnementales, mais aussi les protègent, les renforcent.

 

Objectifs du projet

  • Renforcer les opérateurs économiques ruraux des filières agroalimentaires porteuses notamment de l’horticulture autour des ouvrages hydro-agricoles.
  •  Renforcer les instances associatives en charge de la gestion durable des ouvrages, des terres irriguées et de l’eau productive.

 

Résultats attendus

  • Les productrices et producteurs s’organisent pour augmenter durablement leur production et trouver des débouchés pour leur produits
  • Des parcours d’entrepreneuriat – basés sur les opportunités offertes par les filières agroalimentaires – permettent d’accompagner les projets des jeunes et des opérateurs économique
  • La gouvernance participative des ouvrages est renforcée
  • Les modalités de gestion des ressources productives (terre-eau) sont fixées de manière concertée et appliquée

 

Coopérer : du jeu de rôle à l’organisation des producteurs

Pour appuyer la mise en place d’organisations capables de gérer durablement les périmètres, une série d’activités a été menée dans chacun des sites d’intervention. En plus des diagnostics réalisés uniquement sur les anciens périmètres, le Gret a organisé des formations pour initier les producteurs à l’intérêt de coopérer, mobilisant notamment des jeux de rôles. L’appui s’est poursuivi par l’animation de concertations destinées à discuter et choisir un modèle d’organisation adapté (coopérative, GIE, association ou encore SARL). Enfin, le Gret  a accompagné les producteurs dans les processus de structuration de leurs organisations, le plus souvent des GIE (statuts,  règlement intérieur, code de conduite pour la gestion des périmètres), de formalisation (reconnaissance légale) et de test de leurs règles de gouvernance et de gestion.

 

Les limites de la « logique projet »

L’action s’insère dans un programme plus large regroupant de nombreux intervenants aux logiques diverses, contraints par leurs engagements contractuels (durée de mise en œuvre, indicateurs et résultats à atteindre, etc.). La « logique projet » conduit malheureusement à une mise en œuvre guidée par d’autres priorités que celle de voir émerger des collectifs gouvernés démocratiquement, autonomes et solides, en capacité de peser sur les choix relatifs aux investissements qui les concernent.

 

APSU dans La convention programme communs et gouvernance partagée

APSU  est l’un des 12 projets de la Convention Programme « communs et gouvernances partagées autour des ressources, territoires et services » liant le Gret à l’Agence française de développement (AFD). Le programme, construit dans une démarche de recherche-action, vise une expérimentation opérationnelle de l’approche par les Communs et un apprentissage collectif.

L’hypothèse, vérifiée dans certaines conditions par les travaux d’Elinor Ostrom (« prix Nobel » d’Économie en 2009), est que les Communs représenteraient une alternative à la gestion par l’État ou le privé. En d’autres termes, on pourrait considérer qu’organisées, des populations locales seraient capables de gérer durablement des ressources partagées. Le Gret explore cette hypothèse en étendant l’objet de Communs aux services et territoires, et interroge ses pratiques « d’opérateur de développement ».

D’un point de vue « opérationnel », il s’agit de renforcer des citoyen·ne·s et usager·e·s dans leur capacité de décider et gérer ensemble, de façon durable, équitable et résiliente, des ressources, services ou territoires qu’ils et elles partagent.

La dimension « apprentissage » consiste à tester, produire et adapter des méthodes d’accompagnement et des outils qui permettent de faire émerger l’envie de communs chez les acteurs, puis de faciliter la construction progressive de leurs modèles de gouvernance partagée.

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