Accueil » Projets » Appuyer l’agroécologie dans le Sud et le Sud-Est de Madagascar
Afafi

Appuyer l’agroécologie dans le Sud et le Sud-Est de Madagascar

Projet de terrain

Date de début Date de fin Budget Financement
01/03/2020 29/02/2024 3 216 066 € Fondation Avril, Union européenne ( UE )

Partenaires

Partenaire(s) Nord : AVSF, Cirad

Partenaire(s) Sud : CTAS

Projet

Face aux sécheresses récurrentes et à l’insécurité alimentaire chronique dans l’Androy et l’Anosy, au Sud de Madagascar, le projet Afafi Sud a pour objectif de renforcer la résilience des populations en matière d’agriculture face au changement climatique.

Financé par l’Union européenne, ce projet est mené par le Gret, en partenariat avec le Centre technique agro-écologique du Sud (CTAS), Agronomes et Vétérinaires sans frontières (AVSF) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), appuyés par le Centre national de recherche appliquée au développement rural à Madagascar (Fofifa / Cenraderu).

Le Gret œuvre en particulier à développer d’une part une agroécologie résiliente, pérenne et génératrice de revenus au service des paysan·ne·s, et d’autre part à garantir une sensibilisation renforcée à la nutrition, notamment auprès des femmes et des jeunes enfants.

 

Les blocs agroécologiques, une innovation du Gret et du CTAS

 Les blocs agroécologiques sont des parcelles de 10 hectares minimum sur lesquelles sont semées des plantes pluri-annuelles (de deux à trois ans de vie). Ils contribuent à l’alimentation des habitant·e·s et fournissent du bois de chauffe, ressource rare de combustible dans cette région déforestée. Ils protègent également les cultures annuelles contre les vents secs, restaurent la fertilité des sols dégradés, augmentent l’infiltration de l’eau de pluie, garantissant ainsi une meilleure croissance des cultures. Enfin, ils favorisent l’alimentation du bétail.

Les blocs agroécologiques constituent ainsi une solution de développement adaptée au contexte climatique, économique, social et culturel de cette région. Ils couvrent actuellement plus de 4 400 hectares et bénéficient à plus de 4 000 ménages.

 

Les objectifs du projet

  • Améliorer la résilience des populations face aux changements climatiques.
  • Améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages ruraux de l’Androy et de l’Anosy.

 

Le projet en chiffres

  • Au total, 30 000 ménages agricoles et pastoraux sont soutenus.
  • 1 000 ménages agricoles implantent des blocs agroécologiques sur 1 000 hectares minimum.
  • 17 associations de paysan·ne·s multiplicateur·trice·s de semences sont impliquées (410 membres).
  • 100 paysan·ne·s relais sont appuyé·e·s.
  • 80 boutiques d’intrants sont renforcées.
  • 13 groupements d’éleveur·euse·s (300 membres) sont accompagné·e·s.
  • 200 ménages sont suivis en Conseil à l’exploitation familiale.
  • 8 associations de femmes gèrent des Centres d’accueil des enfants et des mères (au bénéfice de 1 800 enfants, 2 800 femmes et 1 900 hommes).

 

Les principales activités du projet

  • La mise en place d’expérimentations agricoles en milieu contrôlé pour améliorer la qualité de la production végétale et animale.
  • La mise en place d’une sélection variétale de céréales et légumineuses participative.
  • L’amélioration de l’élevage caprin.
  • L’extension des blocs agroécologiques à base de pois d’Angole, de pois de Lima local et de mil à l’échelle des régions.
  • Le développement d’une structuration inclusive des paysan·ne·s.
  • L’amélioration nutritionnelle des grou-pes vulnérables via des campagnes de recensement et de sensibilisation.
  • L’appui aux structures de production de semences et à la pérennisation de la filière semencière (Semences de qualité déclarée).
  • La mise en place et la pérennisation de Centres d’accueil des enfants et des mères  (CAEM).
  • L’appui à la mobilisation communautaire.
  • Le développement d’activités génératrices de revenus, notamment pour les femmes.

 

Les résultats attendus

  • Les variétés et les races locales sont améliorées et mises à la disposition des populations rurales pour une sécurité alimentaire renforcée.
  • L’environnement est restauré et les sols sont préservés grâce aux blocs agroécologiques.
  • La structuration des activités agricoles et d’élevage permet de générer des revenus et ainsi d’améliorer les conditions de vie.
  • La situation nutritionnelle des plus vulnérables est renforcée via la prévention de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans au niveau des CAEM, à travers des actions de sensibilisation sur les bonnes pratiques alimentaires, de soins et d’hygiène, et la mise à disposition d’une farine infantile fortifiée.

 

 

Retour