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Trois Frontières Burkina Faso

Appuyer le développement socio-économique et renforcer la cohésion sociale dans les régions Nord et Sahel

Projet de terrain

Date de début Date de fin Budget Financement
01/12/2021 30/06/2022 11 000 000 € AFD

Partenaires

Partenaire(s) Nord : AVSF, CIEDEL, IRAM

Partenaire(s) Sud : Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel et en Savane (APESS), Association Semfilms, CRUS, FNGN, La voix du paysan, LABORATOIRE CITOYENNETE / BF, Le balai citoyen

Projet

La zone frontalière du Liptako Gourma – qui s’étend sur des territoires du Burkina Faso, du Mali et du Niger – est marquée par une concentration de défis combinant menaces sécuritaires et vulnérabilités économiques, sociales et climatiques.

Coordonné par l’Iram, AVSF, le Ciedel et le Gret, le projet Trois Frontières (3F) au Burkina Faso vise à appuyer le développement socio-économique et à renforcer la cohésion sociale dans 25 communes frontalières des régions du Nord et du Sahel.

Il a démarré en décembre 2018 par une phase dite d’amorçage de six mois, qui a permis d’affiner la compréhension des défis à relever et de mettre en place les conditions administratives, techniques et partenariales de la mise en œuvre d’une phase de déploiement prévue sur trois ans.

 

Renforcer les leviers du « vivre ensemble »

Les activités s’appuient sur :

  • le renforcement des filières agropastorales à travers l’accompagnement de trois organisations de producteurs et d’éleveurs (APESS, CRUS, FNGN) ;
  • le financement d’infrastructures et services socio-économiques portés par les collectivités territoriales transfrontalières des deux régions et mis en œuvre sous maîtrise d’ouvrage du MADCT et de l’ADCT ;
  • l’appui à la création d’espaces de dialogue et aux initiatives permettant aux différentes composantes des sociétés locales de retrouver leur place (APESS, Balai Citoyen, Semfilms, Laboratoire Citoyennetés, La Voix du paysan), à travers plusieurs portes d’entrée comme la citoyenneté, le foncier, etc.

Le Gret et ses partenaires développent une approche « sensible aux conflits » qui part de la compréhension des dynamiques locales pour contribuer à prévenir et réguler les conflits locaux et à créer les conditions d’une plus grande inclusivité et redevabilité des institutions de gouvernance.

 

Les objectifs du projet

  • Soutenir le redémarrage de l’activité économique dans les filières agropastorales.
  • Répondre aux besoins d’accès aux infrastructures et services essentiels et environnementaux des différentes communautés.
  • Accompagner les dialogues entre les différentes communautés et contribuer à l’apaisement des tensions.

 

Le projet en chiffres

  • 3 ans et demi de mise en œuvre (2018-2022).
  • 25 collectivités locales appuyées dans la réalisation d’une centaine d’infrastructures socio-économiques et communautaires.
  • 3 organisations paysannes appuyées dans le développement de 6 filières agropastorales (lait, élevage, maraîchage, niebé, pomme de terre et sésame).
  • Accompagnement de 5 organisations de la société civile œuvrant pour la cohésion sociale.

 

Quelques-unes des activités du projet

Les filières agropastorales

  • Distribution de petits ruminants à des femmes vulnérables ; appui à la production et à la transformation du lait.
  • Équipement de sites maraîchers.
  • Formations sur le compostage, la pré-germination, ainsi que sur les techniques de production, de récolte et de conservation de la pomme de terre.

 

Les infrastructures communales

  • Construction de marchés modernes, de boutiques et de hangars marchands.
  • Construction et équipement de salles de classe et de centres de santé.
  • Aménagement de voies urbaines.
  • Réalisation de forages.

Le dialogue social et la citoyenneté

  • Production de connaissances sur les déterminants des conflits.
  • Organisation de débats pluri-acteurs à différentes échelles.
  • Formation de jeunes aux métiers du journalisme.
  • Appui aux services de l’état civil.

 

Les résultats attendus

  • Les filières agropastorales sont améliorées, génèrent des emplois et des revenus, notamment pour les jeunes et les femmes, et favorisent la gestion concertée et pacifiée des ressources naturelles.
  • Les collectivités de la zone frontalière sont renforcées et rendent disponibles et accessibles aux populations des équipements, infrastructures et services socio-économiques prioritaires au regard de l’apaisement des conflits.
  • Le dialogue social entre les composantes des sociétés locales est renforcé autour d’une compréhension commune des dynamiques de crises et conflits et des enjeux de cohésion sociale.

 

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