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PING-GIRI

Gestion intégrée du risque inondation à Dakar – Pikine Irrégulier Nord Guediawaye (PING-GIRI)

Date de début Date de fin Budget Financement
04/01/2019 02/01/2022 - Agence française de développement (AFD)

Partenaires

Partenaire(s) Sud : Fédération sénégalaise des habitants (FSH), UrbaMonde, UrbaSen

Projet

Des inondations structurelles à Dakar

Dans la banlieue de Dakar les inondations se sont développées durant les trois dernières décennies du fait de plusieurs facteurs : croissance démographique et exode rural entraînant l’occupation spontanée d’anciennes zones semi-humides ; fin du pompage des nappes phréatiques pour l’approvisionnement en eau, du fait de leur pollution ; fin de l’épisode de la « grande sécheresse sahélienne » des années 70 et retour progressif des précipitations « à la normale ». Bien que les projections climatiques peinent à converger au niveau local, les phénomènes extrêmes devraient s’intensifier. La question des inondations est montée dans l’agenda politique et les réponses apportées par les pouvoirs publics se sont diversifiées : mesures d’urgences, déguerpissements et/ou recasements des quartiers sinistrés, construction de réseaux d’évacuation, bassins et pompes éventuellement couplée à la restructuration de quartiers informels. Plus récemment, des projets de « gestion intégrée » allient planification, conception et mise en œuvre d’infrastructures et renforcement des capacités des acteurs.trices publics. Néanmoins les mesures d’appui à l’amélioration et à la reconstruction de l’habitat individuel impacté par les inondations sont rares voire inexistantes au Sénégal.

Améliorer la résilience des habitant.e.s

Le projet Pikine Irrégulier Nord Guediawaye – Gestion Intégrée des Risques d’Inondation (PING-GIRI), financé par l’Agence Française pour le Développement, va permettre d’améliorer la résilience des quartiers ciblés au risque d’inondation à travers le développement d’un fond de rénovation urbaine pour l’adaptation de l’habitat aux risques d’inondations dont le fonctionnement sera élargi à de petits aménagements publics et de techniques dites « douces »,  alternatives au « tout tuyau ».

Les zones cibles sont les quartiers populaires fortement exposés aux risques d’inondations. Les bénéficiaires sont les habitant(e)s, les maîtres d’ouvrages publics et le secteur privé local (artisans, entreprises de travaux).

Le projet sera mis en œuvre par le groupement Gret-urbaMonde-urbaSen-Fédération Sénégalaise des Habitants (FSH). La FSH, composée principalement de femmes, est au cœur de l’intervention : elle assure le lien avec les habitant.e.s : choix des bénéficiaires, mobilisation de l’épargne, sensibilisations. Elle est appuyée par l’ONG sénégalaise urbaSen pour les activités de terrain : formation des artisans, suivi des chantiers, régularisation foncière et suivi du fonds. L’association urbaMonde sera en charge de la production de cartographie par drone et du développement d’innovations en matière de TIC et nourrira le processus d’innovation et de capitalisation. Le Gret, chef de file, assurera la coordination générale et animera le processus de capitalisation.

Quatre innovations portées par le projet

D’une durée de trois ans, ce projet permettra aussi de tester et de capitaliser un ensemble d’innovations qui alimenteront la réflexion autour de la gestion des inondations et de la place des habitant.e.s dans les grandes villes africaines :

  • Le développement d’un fonds de rénovation urbaine pour l’adaptation de l’habitat aux risques d’inondations (prévention et réparations) dont le fonctionnement sera élargi au cofinancement de petits aménagements publics (drains, pavage, espaces récréatifs – bassins tampons, espaces verts);
  • L’expérimentation, sur l’espace public (cf. petits aménagements publics ci-dessus), de techniques dites « douces », alternatives au « tout tuyau » pour la maîtrise du risque inondation ;
  • Le recours aux technologies de l’information et de la communication pour (i) le suivi financier et technique de l’utilisation du fonds (application mobile), (ii) la cartographie et la topographie (recours aux drones), (iii) la cartographie participative digitalisée ;
  • L’articulation de démarches « communautaires » d’amélioration de l’habitat et d’aménagement urbain avec les interventions des acteurs publics aux différentes échelles (échelon local et national).
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