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Prey Nup

Projet de réhabilitation des polders de Prey Nup

Projet de terrain

Date de début Date de fin Budget Financement
01/01/1998 31/12/2008 3168000 € Agence française de développement (AFD)

Partenaires

Partenaire(s) Nord : ANS

Partenaire(s) Sud : Comité des Usagers du Polder (CUP), MOWRAM (ministère de l’Hydraulique du Cambodge)

Projet

Après plus de vingt ans de guerre et d'instabilité, le Cambodge a amorcé une phase de reconstruction : reconstruction physique des infrastructures, reconstruction de l'appareil d'État dans ses rôles de service aux populations et de régulation, et surtout reconstruction et modernisation de ses institutions. Combinant réparation des digues, transfert de la gestion des ouvrages aux usagers, sécurisation foncière et appui au développement économique des exploitations, le projet de réhabilitation des polders de Prey Nup s'inscrit dans cette dynamique. Etant la première expérience de transfert de gestion d'un aménagement à une organisation paysanne au Cambodge, le projet Prey Nup s’est terminé en 2008. Les polders de Prey Nup couvrent un territoire de 10 500 ha de rizières. Le projet a permis de remettre en culture quelques 3 000 ha et d’améliorer les rendements sur l’ensemble des surfaces grâce à une meilleur maîtrise de l’eau et aux travaux de recherche-action agronomique. La production de paddy de la zone est passée de moins de 12 000 tonnes par an à 25 à 30 000 tonnes par an. Une organisation des usagers (la « Communauté des Usagers des Polders de Prey Nup – CUP ») a été mise en place. Elle compte 15 000 membres et gère un budget annuel d’environ 100 000 Dollars US, issu des redevances payés par les usagers. Elle assure notamment la gestion de l’eau dans le périmètre et la maintenance des digues de cloisonnement, des canaux et des ouvrages vannés. Un accord de partage des responsabilités de gestion a été signé en 2008 avec l’Etat, qui garde la responsabilité de l’entretien de la digue principale (digue de protection contre les entrées d’eau marine). Parallèlement, un travail d’appui agronomique était réalisé, tant sur le riz que pour diversifier les productions (maraîchage, maïs frais vendu à Sihanoukville, etc.). Le projet a aussi permis le cadastrage des 24 000 parcelles agricoles des polders et à facilité la mise en place de services de micro-crédit dans le district.
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