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Profils

Promotion des organisations et des filières locales au Sénégal/Facilité alimentaire

Date de début Date de fin Budget Financement
01/01/2010 31/12/2011 1680000 € Agence française de développement (AFD), Comité Français de Solidarité Internationale ( CFSI ), Fondation de France, Union européenne ( UE )

Partenaires

Partenaire(s) Nord : AVSF

Partenaire(s) Sud : ENDA GRAF, JED, ASACASE

Projet

Le projet Profils vise à soutenir la production, l’organisation des filières et la commercialisation de produits céréaliers et animaux de 4 régions agricoles du Sénégal (Fatick, Kaolack, Kaffrine et Kolda).

Améliorer la sécurité alimentaire des ménages ruraux et urbains

La hausse des cours des matières premières en 2007 et 2008, énergie dans un premier temps, puis produits alimentaires ensuite, a remis en haut de l’agenda international l’impérieuse nécessité de lutter contre la pauvreté et d’oeuvrer pour le droit à l’alimentation car l’insécurité alimentaire touche encore une large frange de la population mondiale, au premier rang de laquelle se trouvent les paysans sans terre et les petites exploitations agricoles de type familial. En réaction aux difficultés rencontrées par les pays en développement, notamment aux importateurs nets de denrées alimentaires, comme le Sénégal, l’Union européenne a mis en place la facilité alimentaire dont a bénéficié le projet de promotion aux organisations et filière locales au Sénégal.

Le déficit de la balance commerciale du Sénégal pour les produits alimentaires de base, et la démographie urbaine galopante montrent la nécessité d’une action à trois niveaux pour améliorer la sécurité alimentaire :

  • Accroitre la disponibilité alimentaire par un appui à la production agricole de base, en renforçant les facteurs de production,
  • Améliorer l’accès aux aliments par leur mise à disposition sur les marchés déficitaires des zones urbaines principalement,
  • Appuyer la diversification des productions, permettant également de sécuriser les revenus des agricultures familiales.

Les régions ciblées font partie du bassin arachidier et du bassin cotonnier du Sénégal. Face aux contraintes du marché de l’arachide et du coton, ces deux zones connaissent une dynamique de reconversion d’une partie des terres vers d’autres cultures notamment les cultures vivrières. Le projet se propose d’accompagner les exploitations familiales membres d’organisations de producteurs dans cette reconversion vers des filières vivrières et de renforcer les activités d’élevage en tenant compte de la diversité des activités au sein des agricultures familiales sénégalaises.

L’action s’appuie sur un groupement de 5 opérateurs de développement intervenant depuis plusieurs années dans ces régions et vise à valoriser les compétences de chacun des organismes et d’étendre les activités en cours en tenant compte des enseignements des campagnes agricoles précédentes. Dans les filières vivrières (mil, niébé, mais, riz), le projet appuie la production en facilitant l’accès aux intrants, au conseil et services financiers pour les OP (y compris crédit de stockage), le stockage et la commercialisation. Il améliore les conditions de production et la transformation et l’écoulement des produits dans les filières génératrices de revenus (Lait, apiculture, petit ruminant, aviculture). Enfin il fournit un appui aux OP faitières pour accroitre leur contribution aux politiques publiques (techniques de plaidoyer, connaissance de l’environnement, concertation).

Un projet mené en partenariat

Le projet  mené en partenariat avec Enda Graf, AVSF, JED et CPS, visait l’accroissement de la production de quatre régions agricoles : Fatick, Kaolack, Kaffrine et Kolda, et la commercialisation de produits céréaliers et animaux vers les zones déficitaires urbaines et rurales. Il s’agissait de renforcer les capacités de production des exploitations familiales par la mise à disposition d’intrants, de matériels et l’accès à la formation et au conseil. Le projet a également expérimenté le crédit warrantage et un système d’informations sur les prix.

Cela a permis d’améliorer la disponibilité des produits alimentaires, l’accessibilité des prix et la qualité des aliments. 3 000 hectares ont été cultivés pour une production de 3500 tonnes de mil, maïs et niébé. 4000 ménages ont été appuyés au travers de 20 organisations paysannes et 17 entreprises de transformation du lait ont été renforcées, avec une augmentation de 20% de leur chiffre d’affaires. Enfin, 450 ménages ont démarré une activité apicole fortement rémunératrice.

Consulter l’évaluation du projet Profils

 

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