Accueil » Publications » Consolidation du régime multilatéral et préparation de l’agenda climat et développement « post 2012 » : retours sur la Conférence des Nations unies sur le changement climatique de Montréal, 28 novembre – 9 décembre 2005

Consolidation du régime multilatéral et préparation de l’agenda climat et développement « post 2012 » : retours sur la Conférence des Nations unies sur le changement climatique de Montréal, 28 novembre – 9 décembre 2005


A Montréal, du 30 novembre au 9 décembre 2005, tous les regards étaient tournés vers le Palais des Congrès qui accueillait la 11e session de la Conférence des Parties (CdP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la première session de la Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CdP/RdP). Il s’agissait du premier rendez-vous « officiel » des Parties après l’entrée en vigueur du Protocole le 16 février 2005. L’enjeu était double : il fallait adopter les moyens d’une mise en oeuvre accélérée et plus efficiente du Protocole de Kyoto et de ses mécanismes d’une part, et enclencher un processus pour la période d’engagements post-2012, d’autre part. La présidence canadienne a résumé les principaux défis qui attendaient les négociateurs à Montréal : l’application, l’amélioration et l’avenir (les « 3 A »). Selon le premier ministre canadien, l’accord conclu à Montréal dans la nuit du 9 au 10 décembre marque un « tournant décisif ». Les « 3 A » ont été atteints. Le Protocole devient opérationnel grâce à l’adoption des accords de Marrakech ; un système d’observance est mis en place et un processus pour la période post 2012 est enclenché. Avec la question de l’avenir du Protocole après 2012, c’est aussi la question de la participation plus « active » des pays en développement à l’effort mondial de réduction des émissions qui se pose. Mais les pays en développement (PED) sont très hétérogènes. Les enjeux des PED sont très différents selon le type de pays. Les organismes de coopération pour le développement sont aussi de plus en plus concernés par les impacts des changements climatiques sur l’avenir de milliards de personnes vivant dans les pays en développement.


Retour