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Des groupes cibles aux groupes stratégiques : participation et exclusion


Dans de nombreux secteurs du développement, bien des projets se définissent une « population cible » : celles qu’ils désirent toucher, les « bénéficiaires » supposés de leur action. Dans la pratique, on observe un décalage, quasiment inévitable, entre les populations visées et celles qui sont touchées. Mais les projets se posent rarement la question de savoir quels sont les acteurs réellement touchés, alors même que c’est fondamental pour évaluer l’impact de l’action. Cette note tente d’identifier les principaux mécanismes qui produisent une « dérive » entre les « cibles » initiales et les acteurs qui bénéficient effectivement de l’action de développement. Dans certains cas, les acteurs ne sont pas intéressés. C’est donc logique qu’ils ne « participent » pas. D’autres mécanismes relèvent des logiques sociales locales (différenciations, clientélismes, etc.). Mais dans bien des cas, c’est l’intervention elle-même qui produit de l’exclusion : lorsque ses choix techniques et ses modes d’intervention ne sont pas cohérents avec ses propres objectifs.


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