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Land transactions in rural Cambodia


Cette étude sur les transactions foncières dans les campagnes cambodgiennes part d’un double constat. D’une part, la politique foncière cambodgienne, essentiellement structurée par un grand programme de cadastrage et d’immatriculation foncière (LMAP) financé par la Banque mondiale, ignore les relations foncières ne correspondant pas au modèle de la propriété privée individuelle, à savoir les droits délégués et les modes de faire-valoir indirect. D’autres part, les recherches foncières au Cambodge se sont essentiellement intéressées aux marchés de l’achat/vente et très peu aux formes qui précisément sont celles que négligent les politiques publiques. L’étude, menée par le Cedac avec l’appui méthodologique du Gret, a privilégié une approche qualitative dans quatre provinces du pays : Siem Reap, Sihanoukville, Kompong Thom, Rotanak Kiri. Ce travail empirique a permis d’identifier et d’analyser les transactions en tant que processus sociaux et les acteurs impliqués et ainsi de mieux comprendre comment fonctionnent les marchés « réels » des droits fonciers. On a en particulier mis en lumière l’importance des intermédiaires et courtiers dans les transactions, les fonctions informelles des autorités locales, le poids des acteurs urbains et l’influence des rapports de forces sur les mécanismes marchands, aboutissant entre autres à l’éviction des petits paysans des zones périurbaines et à l’émergence d’une couche de paysans sans terre. Les contradictions entre politiques d’immatriculation foncière et politique de concessions ont également été mises en lumière. L’étude a été financée par le Fonds de solidarité prioritaire (FSP) du ministère français des Affaires étrangères « Appui aux politiques agricoles » basé au ministère cambodgien de l’Agriculture, des forêts et de la pêche.


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