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Les organisations paysannes et la nutrition

Retour d’expériences du projet Sara en Moyenne-Guinée et en Guinée forestière


La Guinée dispose d’importantes ressources naturelles et potentialités en termes de surfaces cultivables, de réserves hydriques et de richesses minières. En dépit de cela, la pauvreté reste importante et l’économie du pays demeure fragile. Les systèmes de production se caractérisent par des exploitations familiales de petite taille, aux rendements faibles, aux capacités d’investissement limitées, et très vulnérables face aux aléas climatiques, économiques ou sanitaires. La malnutrition infantile demeure élevée en milieu rural, où les familles ont un accès
limité à des services préventifs de qualité.
Le projet Sara (Sécurité alimentaire, résilience et agroécologie), conduit par le Gret de 2016 à 2019 en partenariat avec la Maison guinéenne de l’entrepreneur (MGE) et la Fédération des paysans du Fouta Djallon (FPFD), avait pour objectif de renforcer l’autonomie des exploitations familiales face aux crises sanitaires et aux changements climatiques dans deux régions de Guinée : la Moyenne-Guinée et la Guinée forestière. Il avait pour ambition de prendre en compte les enjeux nutritionnels dans l’ensemble des actions agricoles soutenues par le projet,
et de voir comment les acteurs agricoles pouvaient se les approprier et agir.
Ce document propose un regard croisé sur les modalités mises en oeuvre dans les deux régions pour renforcer les liens entre la nutrition et les actions des organisations paysannes. Il présente les leçons tirées de ces expériences à la fois en termes d’échelle d’intégration, de types de services portés et de complémentarité avec le système de santé.


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