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Pour un soutien accru à l’élevage agropastoral au Burkina Faso


En Afrique de l’Ouest, l’élevage constitue une activité fondamentale, faisant vivre plusieurs millions de familles rurales, grâce à un cheptel régional de bovins estimé à plus de 65 millions de têtes, plus de 200 millions d’ovins et caprins, et 2,6 millions de camelins. Représentant 10 à 15 % du PIB des pays sahéliens et 5 à 10 % du PIB des pays côtiers, il apporte des revenus conséquents aux pays et constitue l’une des filières les plus dynamiques contribuant à l’intégration régionale. Le cheptel représente pour toute ces familles un capital, une activité génératrice de revenus, une source d’épargne, mais aussi de sécurité en cas de choc et un référent culturel fort.

Le Burkina Faso est au carrefour des enjeux liés au pastoralisme et à l’agropastoralisme, avec le second cheptel de bovins derrière le Mali, et des effectifs en augmentation constante (il est passé de 3 à 8 millions de têtes entre 1961 et 2009). Le bétail représente aussi le troisième poste d’exportation du Burkina Faso, après l’or et le coton. Fort de ses performances, qui reposent pour la grande majorité sur des systèmes extensifs fondés sur la mobilité, le pays est engagé dans différentes politiques d’appui au secteur de l’élevage, qui restent à renforcer et consolider. En effet, malgré son importance socio-économique, la part des investissements alloués au sous-secteur de l’élevage demeure insuffisante au regard de son importance (2 à 11 % des investissements dédiés au secteur primaire, soit à peine 2 % de la richesse totale qu’il génère). Les défis sont pourtant majeurs.


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